Vous reprendrez bien une part de tarte?

Parce qu'il est de bon ton d'aimer noël, et que nous aimons le bon ton; le bon thé. La bonté qui est la notre nous force à partager, recréer l'univers de noël. Des étincelles dans le ciel, des bells qui ring dans nos têtes d'enfants. Un noël chabada plus un noël à la cerise = 12 points. Croatia 10 points, and finally Christmas-day 12 points.
I wish you a merry Christmas
J-24.
Parce que chez moi, on aime les comptes à rebours.
Le froid a pris en étaux tes doigts, signe que le mois de décembre est arrivé.
Ca y est, les lumières de Noël scintillent dès dix-huit heures, et tu as enfin ouvert la première petite case de ton calendrier de l’avent, non sans difficulté.
Gobé plus vite d’un tic-tac, c’est sucré et fondant sur la langue.
Demain, ça recommencera, et le jour d’après, jusqu’au jour fatidique, la veille de Noël, le réveillon. Le jour que je préfère. Parce que l’on sait que les cadeaux ne sont pas loin, et que le sapin sent meilleur que les autres jours (c’est sa grande heure après tout).
Qui n’a pas souvenirs des réveillons de son enfance, à manger des chocolats devant l’émission de Noël spécial Walt Disney ? A repasser cinq fois dans le mois Home alone, juste pour écouter Rock it around Christmas tree, et voir Kevin (« Kevin ! ») danser tout en actionnant les mannequins pour faire fuir les bêtes et méchants voleurs ?
J’aimerais avoir à nouveau dix ans et demander au Père Noël un super jouet.
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Le rythme du battement de notre coeur s'accélère, un peu, un peu trop; à un point tel que ça nous réveille. On crit ça y est. On regarde les chiffres rouges du réveil, cinq heures du matin. Rendors toi mon poussin. T'as envie d'aller regarder tout autour du sapin. Mais il va pas s'envoler, le père noël ne l'a pas remporté. Rassures toi. Tu refermes les yeux, regardes si ta soeur ne t'a pas faussé compagnie pour aller déballer les paquets avant toi. Tu tapottes du bras, elle râle, elle est toujours là. Tu ronfles un peu, un peu trop. Tu réouvres les yeux, cinq minutes ont passées. Cinq minutes? Mais ça fait des heures dans ta tête. Alors tu réfléchis. Tu ne penses pas aux cadeaux que tu pourrais avoir de peine que santa claus arrive à te décevoir. Tu penses plutôt à leurs têtes quand ils ouvriront leurs cadeaux. Leurs mines déconfites devant le 4ème taille-crayon. Le même chaque année dans une couleur différente. Ou leurs mines ravies, devant l'objet de leurs attentes inavouées. Ils avaient tout fait pour le suggérer, mais rien, non vraiment rien pour l'imposer. Ils avaient un peu peur que leurs insinuations n'aient été entendues par notre vieux barbu. Mais il entend, voit, comprend tout.
Il comprend par exemple qu'un paquet difficile à ouvrir donne encore plus de plaisir. D'une main simulant la maladresse, on soulève le papier on le caresse. On le trouve moche, un peu cliché, un peu fleuri ou trop doré; mais on l'aime. On aime aussi beaucoup le scotch, ruban adhésif bien trop épais, retiens nous bien de tout déchirer. Nos doigts se transforment en coupe papier. On ne peut plus tenir, on va y mettre les dents. On veut le découvrir notre présent. Et on sourit, on embrasse les parents-noël des yeux. Des yeux seulement car dans la salle des gens ne connaissent pas l'identité caché de l'arsène lupin inversé. Je donne mais je ne prends pas, je mets des fausses barbes plutôt qu'une fausse moustache et l'amour que je donne n'est pas physique. Qui suis-je, qui suis-je?
Je suis l'heure de me lever. 7h30. C'est ce qui était convenu. On ne peut pas attendre plus, et la mère noël ne peut physiologiquement pas se lever avant. Ses deux premiers cafés de la matinée ingurgités, c'est elle qui donne le départ. "Top départ". Et la course folle commence. On sera tous gagnants, on le sait, mais nous n'avons pas tous la même façon d'apprécier cette victoire. Les cloches tintent dans notre tête. Assise au bord du lit, on enfile nos chaussons.Toujours les mêmes gestes, d'abord le pied gauche, puis le pied droit et puis on compte jusqu'à trois...Toujours...On descend les escaliers en voulant doubler par la droite notre frère qui bouche le passage et finalement on reste derrière lui. On ferme les yeux quand notre père qui n'est pas aux cieux ouvre la porte du salon et nous dit "Joyeux Noël, les enfants".
Joyeux Noël à vous aussi. Et on réouvre encore les yeux doucement, en se remémorant bien que la prochaine fois c'est dans 365 jours. Alors on le prend notre temps en ouvrant nos paquets. On regarde la petite fille s'exstasier et regarder le plafond en ayant l'air de remercier le gros monsieur sur son traineau. Et notre autre soeur ouvre les cadeaux un peu plus lentement qu'à son habitude. Elle veut gagner, on va l'en empêcher. On regarde tout le monde ouvrir. On laisse de côté quelques choses non déballées. On les a même planquées sous des tones de papier pour qu'elle pense qu'elle peut enfin l'ouvrir son dernier cadeau. Et triomphante, on ressort de derrière son dos, le cadeau, le cadeau.
On sourit en essayant de faire disparaitre cet air sinistre de notre tête qui dit = à l'année prochaine.
Oh oui je serai bien sage pour te revoir, papa noël. All I want For Christmas is another Christmas.


